Archives du Jour : 15/11/2011

À propos des promoteurs

Voici l’information du registre des entreprises sur la compagnie à numéro 9247-9104 Québec Inc. qui a été créée par les promoteurs de l’aérodrome de Neuville afin de l’exploiter. Le registre contient le nom et l’adresse de chacun des 8 promoteurs (Martin Mercier, Raymond Carpentier, Steve Sénéchal, Jean-Marc carpentier, René Boisvert, Denis Guérette, François Fillion et Denis Gauvin).

Notez leur occupation: “Location d’espaces d’entreposage et de stationnements d’avions, et vente de carburant.” Ce sont des activités non agricoles qui s’ajoutent à l’exploitation de l’aérodrome. Et pourtant, je me suis fait dire ceci par un fonctionnaire de la CPTAQ: “Un aéroport, à cause du jugement, ne nécessite pas d’autorisation puisque sous juridiction fédérale, mais le terrain, si en zone agricole, demeure assujetti à notre loi pour toute activité autre qu’agricole.”

Entrez le nom suivant sur cette page de recherche (lien suivant) pour trouver l’info: 9247-9104 Québec Inc.

https://www.registreentreprises.gouv.qc.ca/RQAnonymeGR/GR/GR03/GR03A2_19A_PIU_RechEnt_PC/PageEtatRens.aspx?T1.JetonStatic=7aad7cdb-b4c1-4480-96e3-74b3e7a22472&T1.CodeService=S00436

Reportage à TVA

Voici le lien pour le reportage diffusé à TVA aujourd’hui.

http://tva.canoe.ca/cgi-bin/player/player_preroll.pl?titre=Informations%20CFCM&emission=cfcm&video=http%3A//medias.tva.ca/stations/cfcm/nouvelle/196866.wmv&reseau=TVA&sectionlevel=&sectionvaleur=http%3A//medias.tva.ca/stations/cfcm/nouvelle/196866.wmv

L’aérodrome de Neuville fera-t-il baisser le prix de votre maison?

Voici 4 études qui vous aideront à répondre à cette importante question. Notez que ces études parlent souvent de gros aéroports, mais ils font une relation entre les taux de décibels et les dépréciations, ce qui nous permet de tenter de les extrapoler pour tous type d’aéroports et aérodromes.

 

      1. Le bruit des avions comme facteur de dépréciations immobilières, de polarisation sociale et d’inégalités environnementales. Le cas d’Orly. Guillaume Faburel et Isabelle Maleyre, 2007
        Cette étude montre non seulement que le prix des maison est déprécié en fonction de l’augmentation du niveau de bruit, mais aussi qu’avec les années, les dépréciations ont augmenté pour le même niveau de bruit, révélant la sensibilité croissante des ménages à leur environnement. Cette étude fait aussi référence à plusieurs autres études américaines, canadiennes, anglaises et australienne et je cite: “On constate que tous les travaux recensés concluent à une décote immobilière liée au bruit des avions, les taux de dépréciation étant toutefois très variables d’une étude à l’autre. Différentes méta-analyses (Schipper etal., 1998 ; Nelson, 2004), et les recensions existantes (Bateman et al., 2002 ; Navrud, 2002) indiquent clairement que les contextes spatiaux et temporels, les types de marchés immobiliers observés, leur degré de segmentation, l’indice acoustique retenu, la spécification des fonctions explicatives… contribuent à expliquer ces écarts. Mais la très grande majorité fait apparaître une décote moyenne située entre 0,7 % à 0,9 % (cf. moyenne de 0,83 % proposée par Schipper et al.op. cit.), cette décote tendant à augmenter sur les 20 dernières années, pour se stabiliser autour de 1 % par décibel supplémentaire.”
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      2. USING HAPPINESS SURVEYS TO VALUE INTANGIBLES: THE CASE OF AIRPORT NOISB. M. S. VAN PRAAG, BARBARA E. BAARSMA, mars 2004
        Cette étude propose une façon de calculer la dépréciation d’une propriété selon l’augmentation du bruit. Le concensus étant que le bruit des avions a une influence négative et statistiquement significative sur le prix des maisons. Par exemple, une maison de 200 000$ se vendra 12% moins cher (i.e. 176 000$) si elle est située dans une zone avec 20 unités de plus de nuisance sonore.”The consensus view that seems to have emerged from the hedonic price studies is that aircraft noise has a negative and statistically significant effect on housing prices, i.e. the NDI is around 0.6% on average (Collins and Evans, 1994, p. 175; Nelson, 1980, p. 46). This means that a dwelling of, say, $200,000 would sell for 12% less, that is $176,000, if located in a zone with 20 units more noise nuisance.”
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      3. THE ENVIRONMENTAL COSTS OF AVIATION, Parliamentary Office of Science and Technology, 2003
        J’attire votre attention sur ce paragraph: “Les prix des maisons sont souvent ustilisés en tant que façon d’évaluer l’attidude face au bruit. Ceci est basé sur l’idée que de deux propriétés similaires, celle la plus exposée au bruit tendera à être moins chère. La recherche suggère que pour chaque unité (dBA Leq) de bruit, une réduction de prix d’une maison de l’ordre de 0.5% à 1% peut être attendue.”House prices are often used as a way of valuing attitudes to noise. This is based on the idea that, of two similar properties, the one exposed to higher noise levels will tend to be cheaper. Research suggests that for each unit (dBA Leq) of noise, a reduction in house prices of 0.5- 1.0% can be expected.”
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      4. A TECHNICAL NOTE ON AIRCRAFT NOISE AND ITS COST TO SOCIETY, Richard Golaszewski, 2006
        Ceci est un résumé de plusieurs études aux USA, Canada et Europe. Il conclue que l’impact du bruit des avions sur la valeur d’une propriété est de l’ordre de 0.6% à plus de 1% de baisse par décibel d’augmentation de niveau de bruit.
        “ The empirical estimates of the impact of aircraft noise range from about 0.6 percent to more than 1.0 percent decrease in property values per one dB increase in noise levels. As such, while the use of any estimate should reflect the variability in prior research about the costs of aircraft noise, a decline in property value of about one percent per one dB increase in noise would be a reasonable economic value.”