Un mot de Huguette Simard, voisine directe malgré elle de l’aéroport de Neuville

Suite à un communiqué émis le 24 janvier par Neuville Aéro (Martin Mercier) je me dois de vous livrer ma version des choses.

Juillet
Un homme se présente dans la cour de ma maison et demande à mon mari si on est à vendre car depuis longtemps il cherche un endroit comme celui-ci : tranquille, isolé et pas loin de la ville. Mon mari lui dit que pour le moment on n’est pas intéressés à vendre. (Nous apprendrons plus tard que cet homme n’était nul autre que Martin Mercier.)

Septembre
Steve Sénéchal  vient voir mon mari qui est à l’extérieur dans son garage pour savoir s’il serait intéressé à vendre. Il explique que les promoteurs de l’aéroport ont fait des offres d’achat à Ferme Langlois et Fils : 350 000$ pour une terre qui valait 64 000$ (et non pas 100 000$). Et 2 autres terres au nord de celle de Langlois ont aussi reçues des offres. Steve Sénéchal dit que ça niaise : la ville a bloqué l’achat en faisant une offre.

Nous savions tous que la ville bloquait la vente et que la stratégie des promoteurs était à ce moment de faire des offres à d’autres propriétaires de ferme. Alors mon mari a dit « Si vous voulez m’acheter moi c’est le double.» Quand on n’est pas intéressés à vendre et qu’on sait la stratégie qui se faisait, c’était la réponse à donner. On n’a pas eu de réponse et on n’en attendait pas.

Mi-novembre
La vente de la terre  de Ferme Langlois et Fils est faite et M. Mercier m’appelle pour nous rencontrer. Il nous explique que  les décollages et les atterrissages se feront au-dessus de notre serre, qui est près de la maison. Je lui demande s’il serait possible de faire la piste de façon à se diriger pour ne pas passer au-dessus de nous. Une chose pas possible qu’il dit car c’est une demande de Transport Canada, ça doit être parallèle à la route 40. Nous apprendrons plus tard en parlant à Transport Canada que c’est inexact. Par la suite M. Mercier offre de déplacer la serre et aussi le lac qui alimente mon arrosage: une offre immédiatement refusée. Je vous demande à vous qui lisez ceci : si vous étiez à notre place et que votre voisin, qui venait d’arriver en face de chez vous, vous offrait de déplacer votre piscine et votre cabanon parce qu’ils sont dans ses jambes comment le prendriez-vous?  C’est à ce moment que mon mari a dit à M. Mercier et Sénéchal que nous n’avions rien contre eux mais que nous ne voulions pas d’aéroport en face de nous parce que ce ne sera pas vivable pour nous.

C’est ainsi que ça s’est passé. À vous de vous faire votre propre opinion.

C’est ma première et dernière intervention.

Huguette Simard

 

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